Posté par LOACMATEO le 18 décembre 2009
\”All I Want For Christmas Is You Remix 2009\” de Mariah Carey
L’année 2009 s’achève ce qui pour moi est l’occasion d’un premier bilan. En effet, voilà cinq mois que ce projet est en place et wordpress comptabilise près de 800 visites. Outre ce chiffre
encourageant, j’ai pu constaté une augmentation plus qu’importante des visites en décembre, c’est-à-dire depuis que j’ai décidé d’enrichir le site en le métissant de philosophie. Décembre compte 300 visites contre 150 avec le mois d’août qui arrive en seconde position. Il est donc important à mon sens de souligner l’intérêt porté à l’exercice philosophique bien que cette science paraisse dépréciée au point de disparaître dans une sorte d’élitisme. Ceci m’encourage donc d’une part à poursuivre ces travaux et d’autre part à m’engager davantage à communiquer et transmettre les fruits de cette discipline qui malgré les apparences est et doit être au cœur des enjeux actuels de notre avenir. Car cette démarche n’est encore qu’à son début et sera améliorée et sans cesse développée.
Ceci m’amène donc à présenter mes projets à venir pour ce début d’année. Toujours concernant la philosophie, je continuerai à publier mes travaux dans les deux rubriques Philopure et Philothérapie mais je centrerai aussi mes efforts à construire une communauté de savoir. Il est important si ce n’est essentiel que nous nous renforcions les uns les autres de nos domaines de compétences au lieu de les vouer simplement à leur discipline de prédilection. J’annonce d’ors et déjà le prochain article de Philothérapie qui traitera de l’enjeu de l’armement nucléaire en présentant déjà des bases de solutions communicationnelles (Cf. Article Philopure : « Foucault et les bio-pouvoir » dans la conclusion).
En outre je travaillerai toujours sur les séries littéraires en commençant déjà à envisager la seconde saison de Knowledge Is Power dans un scénario totalement différent. En attendant qu’elle ne soit écrite, je lancerai la Saison II de l’Empire des Feuilles et poursuivrai la publication de la Légende du Commandant Ménard en proposant pour chaque épisode de courts résumés afin de vous permettre de mieux vous repérer dans le fil des différentes histoires.
Je songe déjà à la création d’une nouvelle série qui sera une sorte de scénario catastrophe de l’avenir de l’humanité dont le titre provisoire est « Le Syndrome du Dauphin » pour les mois de février ou mars 2010.
Enfin, vous trouverez au dessous de cet article « Mémoires d’un noël » qui comme le titre l’indique conte les souvenirs d’un noël de mon enfance.
Pour conclure, je tiens à vous remercier pour l’intérêt que vous portez à mes travaux et mes engagements. Je remercie aussi tous ceux qui me soutiennent dans mon entourage, que ce soit mes proches, mes amis ou mes professeurs, pour les savoirs et les conseils qui m’orientent et sans lesquels ce site ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.
Enfin, je vous souhaite de bonnes fêtes et mes meilleurs vœux pour cette année 2010.
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Posté par LOACMATEO le 18 décembre 2009

Nous avons attendu, nous avons été plus ou moins patient et nous voilà à table. La belle vaisselle est sortie pour l’occasion. Les assiettes bordées d’or, les verres en cristal de différentes tailles, l’argenterie, les décorations traditionnelles en branches et pommes de pins dorées, des colliers de perles ici et là, sur un fond nappé de rouge et de motifs classiques de noël pose le décor que nous reconnaissons tous. La salle à manger est décorée de guirlandes en tout genre, le lustres s’est orné de boules et d’une guirlande étrange, une sorte de volume complexe en suspension. Comme par tradition, ma grand-mère presse la main d’un père noël mural qui se met à entonner une mélodie stridente en se dirigeant vers la cuisine. Une tante lui demande si elle a besoin d’aide mais comme toujours elle ne se permet pas la moindre assistance. Tous les convives restent à table pour commencer l’apéritif. Nous sommes sages et patient tandis qu’un coca remplit nos verres à eaux. Il commence déjà à faire chaud. Le son des discussions s’intensifie et nous commençons à perdre patience devant les innombrables histoires de familles ponctuées de gorgées de vins, de kir, de suze, de porto ou encore de whisky, d’olives farcies aux enchoies ou aux poivrons, de cacahuètes, pistaches, noix de cajou, petits canapés au foi gras d’oie ou de canard, de pâté de lapin au cassis et autres. Lisez la suite de cette entrée »
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Posté par LOACMATEO le 11 décembre 2009
Aujourd’hui, la leçon est différente. Je vais poursuivre ton entrainement moral car il ne faut pas que la poésie ne t’adoucisse trop. Alors ne perdons pas de temps. Tu te réveilles. Tu tedégage de ta couverture et sors de ta chambre. C’est l’heure du bain, il est minuit et treize minutes. Tu entres dans la salle de bain familiale en allumant la lumière bleuté de ce lustre en verre bleu imitant une cascade de saphirs allongés de différentes longueurs. La baignoire est propre, elle luit d’un blanc pur et les robinets argentés sont étincelant sous une telle lumière. Tu prends
le tapis de bain lui aussi bleu mer et le place devant la baignoire. Tu te penches et commences par ouvrir l’eau chaude. Une fois arrivée à la moitié de sa contenance tu le ferme pour cette fois ouvrir l’eau froide. Tu te diriges vers l’armoire et prends ce mignon petit thermomètre en forme d’hippopotame rose. Tu le plonges dans l’eau transparente seulement perturbée par la pénétration de cette eau froide et des petites et éphémères bulles d’air qu’elle produit en allant se mélanger aux eaux bouillantes de son voisin au point rouge. Le thermomètre s’enfonce lourdement dans les profondeurs et remonte aussitôt, affichant une température de quarante trois degrés. L’animal rose se promène alors à sa surface, guidé par les remous d’eau froide qui font descendre sa mesure. À treize degrés puisque trop proche du flot glacial tu l’éloignes, le plonges et mélanges les eaux pour obtenir une température homogène. La mesure reprend de l’ardeur et atteint quarante degrés. Et l’eau affluant encore, elle finit bientôt par se mettre en phase avec tes attentes pour atteindre trente huit degrés. Tu refermes le robinet et l’eau se fige, parfois griffée des dernière gouttes que retient encore l’écoulement d’eau froide. Tu laisses cette masse à son inertie pour te rendre dans la chambre de l’enfant, en face de la tienne. Tu entres. Il dort tranquillement, profondément ancré dans un rêve innocent. Tu hésites. Mais c’est seulement pour faire durer le plaisir de cet instant et l’intensifier. Enfin, tu le découvres, laissant échapper la chaleur que cette belle couverture aux motifs de bestiaire conservait sur lui. Tu le saisis par la tête et le bas du dos pour le porter contre toi, le soutenant du long de ton bras. Il est si beau, si attendrissant de pureté. Il ne connait rien de la méchanceté et de la corruption. Il n’a pas même encore d’âme. Ce n’est qu’une graine qu’il faudra conduire convenablement vers un arbre des plus robustes et des plus productifs. Son âme est son corps et ce corps est son âme. Il te sent et se sens mieux. Tu marches doucement, sans à-coup de tes talons en direction de la salle de bain. Tu le déposes délicatement sur la table à langer et lui retire son body qui recouvre la totalité de son âme, ne laissant poindre que sa tête lunaire protégée de fins cheveux blancs sous la lumière cristalline de la salle d’eau.
Nu.
Tu le reprends et te penches au dessus de l’eau. Comme ce bébé, elle si calme qu’elle donne l’illusion que la baignoire est vide. Tu détends tes bras et les déplies pour que ton nourrisson soit au dessus de la surface légèrement fumante. Avec précaution et une infinie tendresse, tu commences à lui plonger par le talon jusqu’à immerger l’intégralité de son pied. Tu le penches de l’autre côté en poursuivant ta descente pour que son corps entier soit plongé dans cette atmosphère aqueuse rappelant l’ambiance originelle. Seul son visage est épargné par ces vertus de bien-être et de mort imminente. Il est plus que bien et son bonheur n’est que celui d’un corps. Mais son corps étant aussi son âme ce bonheur est absolu. Inopinément et sans raison, tu l’immerges totalement en laissant les bras s’enfoncer dans la profondeur, sans retenue. Mais tu les remontes aussitôt. Comme arraché à son paradis onirique, il grimace et toussote fortement en clignant des paupières fébrilement, perdu. À peine inspire-t-il enfin après une toux paniquée que tu l’y replonges et c’est une nouvelle gorgée tempérée qu’il respire. Cette fois quand tu le remontes ce ne sont plus des toussotements mais une vraie quinte de toux s’étouffant à moitié dans des cris s’apparentant plus à d’étranges grincements. Cette fois, tu le laisse se remettre un peu de cette épreuve sous marine. Quand il te reconnait sa panique se dirige toute entière vers toi. Son regard se fait suppliant derrière des larmes de panique hystérique, d’eau chlorée et de toussotement. Sans répondre à cet appel à l’amour, tu le prends par une aisselle et de l’autre main, tu plaque ta paume sur sa bouche telle une ventouse et de l’autre tu lui bouche le nez. Aussitôt le supplice se déverse de son regard. Tant il perd pied sa gorge vibre et racle d’un son sourd. Ses yeux se noient de larmes, sa tête devient écarlate et la teinte se propage à tout son corps. Ses jambes se débâtent en à-coups inutiles. Tu te fermes à tout cela et t’attaches seulement à l’action, à la neutralité de la matière et du mouvement. Tu l’immerges à nouveau et retire ta main. L’eau s’engouffre dans ses poumons en un instant et tu le remontes presque au même moment. Cette fois plus rien n’est sûr. Il n’est pas sûr qu’il se remette. Et pourtant ce bébé semble réellement mériter de vivre. Nous verrons si c’est vraiment le cas. Pour le savoir, tu attends que sa toux étrange soit plus régulière et que de l’air revienne un peu plus en lui pour doucement écarter tes mains et le laisser couler comme tu venais de le faire avec l’hippopotame. S’il ressort, il méritera vraiment de vivre. Tu regardes les quelques bulles d’air s’échapper de sa bouche et ses mains cherchant à saisir on ne sait quoi. L’issue ne semble pas heureuse mais tu gardes espoir qu’il s’en sorte. Et pour garder l’effet de surprise, tu t’éloigne et sors de la salle de bain en éteignant la lumière derrière toi pour retourner te coucher, la tête rempli de croyance et de foi en l’humanité.
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Posté par LOACMATEO le 9 décembre 2009
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Posté par LOACMATEO le 7 décembre 2009

Comment bien penser ? C’est une question qui finalement est un problème central de la démarche de chacun dans l’exercice critique. Qu’est ce que bien penser ? Dans un premier temps il s’agit de savoir de quoi nous parlons, c’est-à-dire d’être suffisamment renseigné sur le sujet de notre réflexion. Ensuite, il faut se demander ce qui nous est dit, c’est-à-dire le sens de ce que l’objet de critique cache ou dit implicitement. C’est alors qu’il faut analyser la légitimité de ce sur quoi se base ce qui est affirmé. Suite à l’analyse, il est possible de savoir si ce qui est affirmé est juste, morale ou encore possible. C’est ce que je vais faire dans cet article concernant la suppression de l’enseignement de l’histoire-géographie dans les classes de terminales scientifiques.
Commençons par analyser l’objet de notre réflexion. L’enseignement de l’histoire-géographie fait partie de l’éducation. Éduquer vient du latin edicatio, de ducere, et signifit tirer à soi, mener ou encore conduire. Éduquer c’est effectuer un travail sur les facultés humaines pour les renforcer et les améliorer. Supprimer l’enseignement de l’histoire-géographie revient donc à réduire ce développement. Vers quoi nous mène-t-on alors ? Si éduquer c’est « tirer à soi », il nous faut savoir dans quelle stratégie se situe l’état. L’éducation est aussi ce qui s’accompagne de la pédagogie qui en est la stratégie instrumentale et politique. La stratégie politique est donc ce vers quoi nous devons nous intéresser. Et quelle que soit la couleur politique elle est généralement celle de tendre vers une « amélioration humaine ». Si vous avez lu mon article « Peut-on réduire le vivant à une machine » et/ou celui des bio-pouvoir de Foucault dans la rubrique « Philopure », vous n’êtes pas sans savoir que l’amélioration de nos conditions de vie est au centre des stratégies politico-sociales actuelles. Vous savez donc aussi sur quoi se base cette stratégie : à la fois sur cette quête de bonheur et sur un cercle vicieux. La science est dans l’erreur. Nous l’avons bien analyser, la science se base sur une vision du vivant qui ne permet pas de garantie de préservation de notre bien-être dans la démarche même de l’amélioration de nos conditions d’existence. Et la métaphysique de la philosophie est ce qui permet de corriger cette erreur, principalement celle de rationaliser la temps, de le détruire par des conceptions spatiales de la durée. L’enjeu était donc l’avenir même de l’humanité et de tout ce qui existe de vivant. Rappelons-nous de ces questions : « L’Homme est-il en mesure de supplanter la nature ? Notre liberté de tendre au bonheur ne se réduit-elle qu’à notre intelligence notre esprit ? La nature ne peut-elle être qu’humaine ? ». Nous avions bien vu que non. Nos conceptions du monde ne peuvent pas englober le monde vivant. La vie est libre en elle-même car elle possède la durée, ce que nous ne pouvons saisir dans nos conceptions scientifiques actuelles, ce que nous pouvons aussi appeler esprit. La vie a de l’esprit en ce sens où elle possède sa durée, son existence propre que lui confère la nature. Et cela s’illustre aisément avec les problèmes climatiques planétaires que nous constatons aujourd’hui. Notre système « humain » n’est pas compatible avec celui de la nature : il ne peut l’englober, la saisir intégralement, la maîtriser.
Alors en quoi l’éducation a-t-elle un rôle dans ce vaste enjeu ? Tournons-nous vers l’article concernant Michel Foucault. Lisez la suite de cette entrée »
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Posté par LOACMATEO le 6 décembre 2009

JE TIENS A VOUS PREVENIR QUE CE TEXTE CONTIENT DES DESCRIPTIONS DE VIOLENCE, DE MORT, DE SANG ET DE SEVICES QUI PEUVENT ÊTRE CHOQUANTES POUR UN PUBLIC NON AVERTI.IL EST DONC DECONSEILLE AUX JEUNES DE MOINS DE 16 ANS ET AUX ÂMES SENSIBLES DE LIRE CET EXTRAIT.
La jeune Achristieh se réveilla en sursaut. Un bruit anormal l’avait soudainement arraché de son sommeil. Elle se redressa et se figea en un silence tendu pour entendre au mieux la moindre activité suspecte. Rien. Elle se leva et s’avança jusqu’à la porte de sa chambre. Tout avait l’air calme et paisible. Ce bruit devait sûrement venir de la rue, causé par un animal ou un mort égaré. Une fois rassurée, elle respira profondément pour se remettre de cette soudaine montée de stress avant de se rediriger vers son lit encore chaud. Lisez la suite de cette entrée »
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Posté par LOACMATEO le 1 décembre 2009
Le vivant est très diversifié. Le corail est vivant au même titre que le singe, le maïs, la bactérie ou encore l’Homme. Qu’est ce que tous ces êtres vivants aussi diversifiés ont-ils de commun pour que la science s’en empare afin de produire des lois, des contenus de vérité et de connaissance ? Qu’est ce qui définit le vivant ? En biologie, le vivant est traditionnellement considéré comme une entité qui présente les activités de croissance, de métabolisme, de motricité interne et/ou externe, de reproduction et de réponse à des stimuli, au moins une fois dans son existence. Mais par cette définition le vivant est encore très diversifié. Ne peut-on pas plutôt choisir l’ADN pour définir le vivant ?
L’ADN est le support de l’information génétique, une sorte de plan architecturale du vivant qui va diriger la construction de ses principales constituantes telles que les protéines.
Ce plan, cette ADN peut-elle à elle seule déterminer le vivant ? Le vivant ne se résume-t-il qu’à une sorte de programme architectural ? L’ADN suffit-elle à la biologie pour faire du vivant un ordinateur? Autrement dit l’ADN permet-elle de comprendre le vivant comme une programmation de l’activité de la matière ?
C’est le fondement de notre question principale: « Peut-on réduire le vivant à une machine ? ». Et déjà elle s’avère complexe ne serait-ce que lorsqu’il s’agit de définir le vivant. Mais il est aussi question de l’Homme. « Peut-on », nous qui pensons, nous qui sommes aussi vivant, réduire le vivant à une machine ? Sommes nous nous aussi réductible à cette ADN ? Et sur quelle légitimité repose ce processus ?
Car nous sommes nous aussi vivant, nous sommes dans le vivant. Pouvons nous nous aussi nous réduire à ce qui est artificiel, à un calcul, une programmation ? Comment penser ce rapport du vivant à quelque chose d’artificiel, quelque chose de non naturel, de non vivant ? Nous sentons bien ici qu’il y a quelque chose qui fait obstacle, comme une résistance dans ce rapport. Car nous sommes aussi amené à penser qu’il n’y a pas de métaphysique. Peut-on penser qu’il n’y ait pas de liberté, qu’il n’y ait pas d’éternité ou encore de contingence puisque le vivant est réductible à l’ADN ? N’y a-t-il que de la nécessité matérielle et des sortes d’illusions métaphysiques sans réalité ? La question est d’une grande complexité et finalement ne se limite pas seulement au vivant tel que la biologie le considère.
C’est pourquoi nous allons nous intéresser à l’ADN dans cette réduction du vivant. Il sera question de voir si l’ADN suffit à orienter et construire le vivant, si le vivant est strictement déterminé et déterminable par elle. A la lumière de cette première analyse, il en ressortira que le vivant ne peut pas être réduit à l’ADN ou encore à sa structure physico-chimique et que cette réduction conduit à un cercle vicieux. Il faudra quelque chose de plus, quelque chose qui par conséquent n’est pas physique ; une entité métaphysique.
La biologie sera ainsi corrigée de ce manque en prenant en compte le hasard provenant de la notion de sélection naturelle. Nous pourrons peut-être penser que le problème trouvera ici sa solution mais il sera d’autant plus précis et entier. En effet, il manquera encore quelque chose de fondamental et nous nous intéresserons à Bergson pour savoir de quoi il s’agit. Car l’aporie de ce cercle vicieux nous permettra de révéler le problème central de la science, celui des systèmes, et plus précisément des systèmes auto-référentiels. Ce problème, cette difficulté majeur de la science actuelle pourrait nous permettre de conclure sur cet objet de recherche, sur ces systèmes, mais le fait que la biologie pratique cette réduction bien qu’elle ne paraisse pas être juste et applicable au vivant nous conduit à de nouvelles interrogations. Si la biologie n’est pas en mesure de réduire le vivant à une machine pourquoi applique-t-elle malgré tout cette vision physico-structurelle au vivant ? Pourquoi continue-t-elle à travailler dessus et à explorer cette voie ?
C’est en nous intéressant à la place de la science dans notre système politique que notre question prendra un tout autre visage. La conception foucaldienne de bio-pouvoir nous permettra de comprendre cette démarche de la science et par conséquent de la biologie. Et cette considération nous amènera aussi à savoir si nous, êtres humains, sommes en mesure d’être réduit à des machines. L’ADN ne sera néanmoins plus notre référent déterminant mais ce sera plutôt la norme de ce bio-pouvoir, de cette société normalisatrice. Pouvons-nous nous réduire à des normes ? Les normes résument-elles notre liberté ? Nous finirons ainsi par nous demander si l’Homme peut être seul responsable de sa nature, de son existence, existence de vivant et à travers lui de celle de la totalité du vivant. Peut-il porter la responsabilité de tout ce qui existe ? Le vivant peut-il se réduire à l’Homme ? La nature peut-elle n’être qu’humaine ? Lisez la suite de cette entrée »
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Posté par LOACMATEO le 1 décembre 2009
La volonté de savoir est le premier volume de l’Histoire de la sexualité (1976) dans lequel M. Foucault s’intéresse à la sexualité en s’attachant davantage aux discours qu’aux pratiques. C’est ce qui explique son refus de la réduction de la sexualité à une vision répressive de la société bourgeoise. Principalement par le discours médical, il montre comment le XIXe siècle s’empare de la sexualité dans un soucis de « technologie du sexe ». Foucault affirme donc le sexe dans la positivité de son pouvoir et de ses effets. Cette positivité consiste dans un renversement. Avant ce renversement et depuis Aristote, l’homme était un vivant « capable d’existence politique » (page 188). Son corps était antérieure à son existence qui pouvait être politique. Le vivant, le corps n’intéressait donc pas le pouvoir et n’était qu’un moyen de répression de cette existence politique au travers de lois, de lois politiques qui avaient droit de vie ou de mort. Ce renversement consiste donc dans un mouvement réflexif de la politique sur le vivant lui-même et donne au pouvoir un accès au corps. La première conséquence de cette transformation par ce mouvement réflexif est la « prolifération des technologies politiques » qui investissent le corps et sur lesquelles nous reviendront dans le corps de l’explication. Cette fois, le pouvoir atteint donc l’existence non pas par pression de la mort sur la vie, sur le corps mais par ce qui, pour le moment, semble être un contrôle par accès au corps dans toutes ses activités qui sont autant de points d’accès à l’être en tant qu’il est autonome que de points de contrôle sur ce dernier et la liberté issue de cette autonomie. Lisez la suite de cette entrée »
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Posté par LOACMATEO le 29 novembre 2009
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Posté par LOACMATEO le 29 novembre 2009
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